L'Union des Comores, un archipel volcanique, fait face à un défi unique : l'étroitesse de son territoire insulaire et la concentration démographique dans des villes côtières comme Moroni (Grande Comore) et Mutsamudu (Anjouan) rendent l'expansion des infrastructures routières conventionnelles coûteuse et écologiquement risquée. L'espace routier est non seulement limité par la géographie, mais aussi par la densité des agglomérations (la RN2, par exemple, traverse des zones urbaines très denses avec des largeurs de chaussée ne dépassant parfois pas 7 à 8 mètres). Cette contrainte physique force une réorientation stratégique vers la Mobilité Insulaire Durable, privilégiant les transports qui optimisent l'espace.
Cette réalité a des implications profondes, poussant le gouvernement et le secteur privé à explorer des alternatives au modèle dominant de la voiture individuelle.
La Nécessité d'Alternatives à la Voiture Privée
L'insuffisance de l'Infrastructure Routière Réduite conduit à une Congestion Urbaine croissante, tandis que l'état général du réseau (dont au moins 176 km nécessitent d'importants travaux de réhabilitation, selon des rapports de 2025) exigent des solutions de transport plus robustes et moins gourmandes en espace.
1. L'Essor de la Micro-mobilité
La taille compacte des îles (la Grande Comore ne fait que 77 km de long) et les distances relativement courtes entre les centres urbains et les villages côtiers rendent les solutions de Micro-mobilité particulièrement pertinentes. Des acteurs locaux, comme Elesco, ont commencé à introduire et à assembler des scooters et des petits véhicules électriques adaptés aux réalités locales, notamment pour la livraison et le transport individuel. Ces Solutions Électriques légères sont idéales car elles demandent moins de place de stationnement, sont plus agiles dans les rues étroites de Moroni et réduisent l'empreinte carbone, alignant ainsi la Mobilité Insulaire Durable avec la politique environnementale nationale.
2. Le Renforcement du Transport Public et Collectif
L'amélioration de la Mobilité Insulaire Durable passe nécessairement par la promotion du transport en commun. Historiquement, le transport interurbain était souvent assuré par des taxis collectifs et des minibus informels. Les plans de développement du secteur des transports (soutenus par des partenaires comme la Banque Mondiale et la BAD) mettent l'accent sur l'amélioration de la fluidité du trafic dans les traversées urbaines et la promotion du transport en commun pour le grand public, réduisant ainsi le nombre de véhicules à l'unité sur la route.
L'Impératif Maritime : Le Transport Inter-Îles
La contrainte d'espace routier sur chaque île renforce l'importance vitale du Transport Inter-Îles. Étant donné que les îles sont séparées par des fosses sous-marines profondes, la connectivité nationale dépend du secteur maritime.
Des projets majeurs sont en cours, dont le Projet d'Amélioration de la Connectivité Inter-îles et de Facilitation du Commerce Régional, qui prévoit l'achat de nouveaux bateaux plus sûrs et plus efficaces (capacité de 20-30 passagers et du fret) d'ici 2025. Ces investissements dans la Stratégie Maritime sont cruciaux non seulement pour le commerce (échange de produits agricoles) mais aussi pour la mobilité des personnes entre la Grande Comore, Anjouan et Mohéli. En fin de compte, la Mobilité Insulaire Durable aux Comores est une équation multimodale où le navire et la Micro-mobilité complètent un réseau routier contraint. Pour les besoins en véhicules utilitaires et le sourcing de pièces, les plateformes régionales comme Auto24 sont une ressource précieuse.
L'espace routier limité force une question essentielle : pour l'avenir de la Mobilité Insulaire Durable, l'investissement prioritaire doit-il aller à l'expansion du Transport Inter-Îles ou au déploiement des Solutions Électriques de Micro-mobilité en ville ? Partagez votre opinion ci-dessous!


